La fille automate, Paolo Bacigalupi

la fille automateTitre : La fille automate

Auteur : Paolo Bacigalupi

Editeur : J’ai Lu

Année : [2009] 2013

639 pages

L’histoire : Dans un futur pas très lointain, l’amenuisement des ressources d’énergie fossile a modifié la géopolitique mondiale. Il est alors nécessaire de maitriser les mutations génétiques pour asseoir sa domination économique. Anderson Lake travaille pour un empire de l’agroalimentaire à Bangkok. Il y rencontre Emiko, une fille artificielle, créée pour satisfaire les désirs des puissants.

Ce que j’en pense : Quand on s’intéresse un tant soi peu à la littérature de l’imaginaire, il est presque impossible de n’avoir pas entendu parler de La Fille automate. Ce  premier roman de Bacigalupi a raflé le trio incontournable des prix de l’imaginaire (Hugo, Locus, Nebula) et a déchainé les passions.

Le roman nous plonge dans un futur dévasté où plus grand chose ne tient debout. L’énergie est rare et convoitée. Les fruits et légumes ont disparu et ont été remplacés par des produits génétiquement modifiés pour résister aux maladies dévastatrices. Ce futur ne semble pas si aberrant lorsque l’on met en relation les éléments du roman de Bacigalupi avec les évolutions actuelles de la science comme les animaux clonés, les OGM, les maladies comme le H1N1 ou le SRAS. Alors du côté de la description d’un futur brutal et pas si éloigné de la réalité, Bacigalupi réussit son coup.

Mais du côté des personnages, je n’ai pas accroché du tout. Ils sont nombreux à évoluer dans un Bangkok coupé du monde. Il y a ces fonctionnaires qui cherchent à préserver l’indépendance du pays, ces occidentaux travaillant avec cynisme pour des multinationales de l’agroalimentaire, ces réfugiés japonais ayant un statut de quasi-esclaves mais je ne les ai pas trouvé intéressants. Et puis Emiko, la fille automate, a un rôle bien peu important par rapport aux autres personnages. Elle est sous-exploité alors que lorsque l’on s’intéresse au roman on peut croire que la fille automate va être le personnage principal du roman. Ce qui n’est pas le cas. De plus son destin apparait assez basique. Elle ne cherche pas à se transcender. Elle veut juste retrouver des créatures comme elle. Donc celle qui à mes yeux devait porter le roman a bien peu d’ambitions.

Alors La Fille automate est un roman qui m’a à moitié déçu et à moitié satisfait. La description de ce futur est marquante mais les personnages ne permettent pas de faire passer rapidement la lecture de plus de six cents longues pages.

logo-pli

Prix Hugo 2010, Prix Nebula 2009, Prix Locus 2010, Grand Prix de l’Imaginaire 2013, Prix Bob-Morane 2013

Publicités

2 réflexions sur “La fille automate, Paolo Bacigalupi

  1. Pour ma part, j’ai adoré ce roman. Tu as visiblement pas plus accroché que ça. Et je comprends ton avis sur le personnage de la Fille Automate. J’avais plutôt tendance à me dire qu’il était difficile d’accès vu le vocabulaire technique ou les termes dans d’autres langues. Cela reste néanmoins un livre énorme pour moi.

    • Pour le vocabulaire, j’ai fini par en faire abstraction. Bacigalupi n’est pas le premier à utiliser un vocabulaire spécifique à son roman. Ce sont les personnages qui m’ont déçu.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s