Janus, Alastair Reynolds

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L’histoire : En 2057, une lune de Saturne, Janus quitte son orbite. Le Rockhopper seul vaisseau à proximité est chargé de se lancer à sa poursuite pour pouvoir l’étudier. Mais le vaisseau va entrer dans le champ de gravité de Janus et celui-ci va l’entrainer dans sa promenade à une vitesse proche de celle de la lumière. Les membres du vaisseau vont alors découvrir que Janus est une création extraterrestre.

Ce que j’en pense : Alastair Reynolds est un auteur que j’ai apprécié lorsque j’avais lu le Cycle des Inhibiteurs, même si le dernier volume m’avait paru éloigné de ce qu’il y avait dans les premiers romans.

Avec Janus, je savais que j’allais partir dans un space opera démesuré , une lune satellite qui quitte son orbite poursuivie à une vitesse proche de la lumière ça pouvait être intéressant avec toutes les problématiques afférentes au voyage spatial à cette vitesse.

Trop rapidement on se retrouve avec des dissensions sur le choix de suivre ou pas Janus. Les oppositions entre les clans vont se retrouver durant tout le récit, ce qui aura bien sûr pour effet de plomber le récit. Les interrogations des clans sur certains thèmes m’ont semblé complètement inopportunes. Personne dans la réalité ne ferait ces choix-là. L’exemple le plus parlant est lorsque des extraterrestres, réputés pour semer la discorde se pointent et proposent des technologies que les humains convoitent. Il y ne a une qui se fait avoir en marchandant avec eux et met en péril ses compatriotes. On a prévenu les humains mais il y en a un qui est assez con pour ne pas comprendre. Trouver ce genre de personnages dans un roman me hérisse particulièrement.

Au fil du roman, on se rend compte qu’on suit les personnages sur une durée supérieur à celle d’une vie humaine. Merci E.T. pour le rajeunissement. C’est tellement convenu comme technique pour garder en vie plus longtemps ses personnages et contrer les effets du voyage spatial à grande vitesse.

Certaines situations lors de la colonisation de Janus m’ont rappelé la trilogie martienne de Kim Stanley Robinson, trilogie que j’ai énormément « apprécié » lire, alors avoir la sensation de retrouver des situations, des réflexions a été plutôt douloureux.

Janus a été une lecture que j’ai trainé, qui a eu du mal à avancer. J’ai espéré plusieurs fois retrouver le souffle épique, le sense of wonder des Inhibiteurs mais ce fut vain.

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