Le Maitre du Haut Château, Philip K. Dick

le maitre du haut chateau

L’histoire : En 1947, les Alliés ont capitulé devant les forces de l’Axe. Les Etats-Unis sont divisés en deux par les vainqueurs : l’Est à l’Allemagne, l’Ouest au Japon.

La vie semble avoir repris un cours normal pour les Américains. Elle est rythmée par l’usage du Yi-King, un livre d’oracle importé par les Japonais.

Un jour, le quotidien est perturbé par la publication d’un roman qui décrit la victoire des Alliés.

Ce que j’en pense : C’est la deuxième fois que je lis Le Maitre du Haut Château, une des œuvres maitresses dans la bibliographie de Philip K. Dick.

Quand tu entres dans l’adolescence et que tu lis ce roman, tu n’es pas capable d’en saisir toutes les subtilités, surtout ce qui concerne le caractère uchronique du récit. Par contre à passés trente ans, tu es plus sensible au contenu du récit.

Au premier abord, Le Maitre du Haut Château est un roman uchronique L’histoire a dévié avec la victoire des forces de l’Axe. C’est l’occasion pour avoir une description des relations tendues entre Américains et Japonais, relations empreintes de domination et de racisme latent. Les relations sont aussi tendues entre les vainqueurs. Ils essayent de régler leurs différends par la voie diplomatique mais les coups tordus que l’on veut garder secrets  existent tout de même. Les nazis sont tellement retors et mauvais que les Japonais passeraient pour des enfants de chœur. On passe sous silence les crimes de guerre des Japonais. Mais c’est vrai nous sommes dans une autre réalité.

Mais dans les dernières pages du roman, le livre des oracles révèle que la réalité telle que décrite n’existe peut-être pas en fait, les alliés ont gagné la guerre, ce qui était une fiction dans un roman est une réalité. Alors on se retrouve avec une uchronie dans l’uchronie. Or le roman se finit avec cette révélation et de manière abrupte. Je voulais poursuivre l’exercice de réflexion. Et cela me déçoit, surtout pour un livre qui est présenté comme un incontournable en uchronie.

ABC imaginaire 2016

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Prix Hugo 1962

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2 réflexions sur “Le Maitre du Haut Château, Philip K. Dick

  1. J’avais eu du mal avec la fin aussi, mais je crois que je ne suis pas une grande fan du style de l’auteur. Le plus intéressant pour moi était comment cette uchronie imaginait la fin de la culture américaine comme on la connait 🙂

    • Je trouve que ce n’est pas un de ses romans les plus difficiles à lire mais d’un autre côté ce n’est pas un roman où on va vraiment au fond des choses.

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