Inner City, Jean-Marc Ligny

inner cityTitre : Inner City

Auteur : Jean-Marc Ligny

Editeur : ActuSF

Année : [1996] 2016

324 pages

L’histoire : Dans un futur proche, la société est divisée en deux parties : les inners, qui ont accès à la réalité virtuelle et qui n’est pour eux la seule réalité, et les outers, qui sont relégués en périphérie et qui tentent de survivre avec ce qu’on leur laisse.

Mais un fantôme sévit dans le réseau de réalité virtuelle. Ses apparitions entrainent la mort des inners plongés dans la réalité virtuelle. Une agent de la société qui gère le réseau de réalité virtuelle va être chargée de mettre fin à ses agissements. Elle va s’adjoindre les services d’un hacker qui cherche à bousculer les consciences des inners avec  des vidéos chocs.

Ce que j’en pense : Quand on parle de cyberpunk, on pense tout de suite au Neuromancien de William Gibson. Et puis la plupart des romans cyberpunk sont en langue anglaise. Mais avec Inner City voilà un roman cyberpunk français (il faut que je fasse attention, je deviens chauvin) tout à fait abordable. En tous cas bien plus agréable à lire que Neuromancien.

Le contexte est assez flou mais n’empêche pas de saisir le principal qui est la distinction entre la réalité virtuelle et la vraie réalité. Ce qui pourrait apparaitre comme presque irréaliste il y a vingt ans n’est plus de la SF aujourd’hui. Quand j’écoute la radio et que j’entends fréquemment des chroniques sur les casques de réalité virtuelle, je me dis qu’Inner City est plus qu’actuel. Ou bien la réalité a rattrapé la fiction.

Les personnages ne sont pas si transcendants que ça. Ce sont les personnages secondaires qui apportent une petite touche particulière. Surtout les deux mamies bretonnes : l’une est réfractaire aux nouvelles technologies et l’autre est accro à la marie-jeanne et prête à se taper tout ce qui bouge même le curé homosexuel. Les personnages des outers sont effrayants par leur langage, mélange dégénéré de français et  d’anglais, par leur violence induite par leur situation par rapport à la société.

Même si la relation entre le fantôme et son fils est un ressort du récit, j’ai trouvé les passages où il y avait ces deux personnages un peu plombant. Alors si Inner City comporte quelques éléments agaçants, il prouve tout de même que les auteurs français de SF n’ont pas grand chose à envier à leurs collègues anglo-saxons.

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Grand Prix de l’Imaginaire 1997

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