Alexis Zorba, Nikos Kazantzaki

Titre : Alexis Zorba

Auteur  : Nikos Kazantzaki

Edition : Le Livre de poche

Année :

439 pages

Note : 16/20

L’histoire : Le narrateur, jeune intellectuel, délaisse ses études pour se plonger dans la vrai vie. Il décide d’ouvrir une mine de lignite dans une île. A la veille de son départ, il engage Alexis Zorba comme contremaître.

Ce que j’en pense : Quand j’ai vu ce roman à la Ressourcerie des Weppes, je me suis dit que ça serait bien de le lire avant de voir le film. Et depuis il était resté dans la bibliothèque. C’est à l’occasion d’une lecture commune que je l’ai ressorti.

Au début j’ai été un peu perdu car le narrateur n’est pas très bavard en ce qui le concerne : ce qu’il est, ce qu’il fait restent sous silence.

Mais lorsque Zorba est entré en scène, je me suis rendu compte que c’était lui « le personnage ». Zorba est un personnage haut en couleur. Ses multiples voyages ont fait de lui un fin connaisseur de l’âme humaine et un amoureux de la vie. Pour chaque situation il a un récit qui permet de relativiser ce qui arrive. Après ses récits sont tellement exubérants que je me suis demandé si des fois cela n’était pas des fables. Exubérants mais ils reflètent une grande réflexion sur la vie de la part de Zorba.

Libéré de l’argent, libéré de la patrie, il ne travaille que quand ça lui plait et est prêt à aimer toutes les femmes. Conscient que les mots peuvent être un obstacle à la compréhension entre deux hommes, il choisit la danse pour se faire comprendre comme si la danse était un langage universel.

La philosophie vivante de Zorba vient s’opposer à celle de Bouddha dont le narrateur fait une étude. Au contact de Zorba le narrateur va voir son rapport à la vie change, il va marcher un peu plus à l’émotion et agir en réfléchissant un peu moins.

Il s’oppose vivement au narrateur qui veut mettre en place les bases du socialisme sur la petite île où ils se sont installés, car il est conscient que l’on ne peut pas faire le bonheur de quelqu’un à sa place.

Zorba est un personnage entier, tellement présent que lorsqu’il n’apparaissait que par le biais d’un récit épistolaire j’ai trouvé le roman moins bon.

Dans le texte :  » La vie, c’est un embêtement, poursuivit Zorba, la mort, non. Vivre, sais tu ce que ça veut dire? Défaire sa ceinture et chercher la bagarre. »

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